2) La perte de la biodiversité, la faute à qui ?

 

   Depuis des millénaires, l'Homme a mis au point des activités de productions alimentaires qui l'ont conduit à se servir de l'environnement.

Elles consomment des ressources naturelles souvent trop gaspillées et émettent des polluants gazeux, liquides ou solides dans l'air, l'eau et les sols, qui peuvent affecter par leur toxicité l'Homme et les espèces vivantes.

   Ces rejets, la destruction des habitats, le réchauffement climatique, les invasions d'espèces importées et la surexploitation des  ressouces ( surpêche,etc ) entaînent des perturbations des écosystèmes, dont la perte de biodiversité.

Aujourd'hui, le rythme d'extinction s'est accéléré de 1 000 à 10 000 fois, laissant penser à une 6e crise de biodiversité.

   Des ressources utiles, alimentaires et pharmaceutiques disparaîssent ainsi.

   Les activités agricoles ont une influence directe sur la biodiversité. Les agriculteurs ont organisé le territoire et utilisent le monde vivant, animal et végétal afin de répondre aux besoins alimentaires de la société.

La biodiversité est à la fois la base de la production agricole mais représente également une contrainte à gérer pour l'activité ( mauvaises herbes, ravageurs, etc... ) qui la réduit au moyen d'apports exogènes ( engrais, pesticides ).

Leurs emplois sur un système en déséquilibre, l'agrosystème, entraînent des "déséquilibres biologiques" et des pollutions le long des chaînes alimentaires, pouvant nuire à la santé humaine et animale, comme par exemple, le bélouga.

Ce cétacé vit dans les eaux arctiques et les produits toxiques déversés dans les rivières sont absorbés par le plancton, transmis aux poissons puis au bélouga, qui les mange.


   L'agriculture française est la plus productrice d'Europe. Cependant, ce succès a été acquis au prix de dommages  environnementaux dus à l'agriculture industrielle qui n'obtient d'assez forts rendements qu'en éliminant toutes les formes de vie et en utilisant des OGM.

Certaines personnes pensent que ces organismes génétiquement modifiées risquent de contribuer à la perte de biodiversité ou que leur capacité de résistance aux herbicides peut être transmise à des espèces sauvages.

Cela poserait des problèmes, car, comment lutter contre des pousses indésirables résistantes à tout herbicide ? Et pour les plantes résistantes aux parasites : combien de temps faudra-t-il aux insectes pour s'adapter ?

Des pour et des contre que seule l'agriculture biologique peut raisonner.

   L'agriculture influence la qualité de l'eau par ses excès de fertilisants et de produits phytosanitaires ( ou "produits de protection des plantes" ) conduisant à une trop forte concentration en nitrates pouvant s'infiltrer dans la mer.

Ils y nourrissent les ulves, algues responsables des "marées vertes" sur les côtes bretonnes depuis les années 70.



 Evolution de la concentration en nitrates moyenne des eaux en Bretagne 

 

 

Ces algues s'échouent sur les plages tous les ans, pendant l'été, et y pourissent en dégageant une odeur pestilentielle.  Leur impact est considérable: elles font fuir les touristes, entraînent de fortes dépenses de ramassage et bouleversent l'équilibre naturel du littoral.

      Quelques polluants agricoles:

  • engrais azotés et phosphorés: l'azote minéral, destiné à la plante, peut être perdu sous certaines formes polluantes dans l'air ou l'eau ; le phosphore se fixe sur les particules du sol et ruissele vers les eaux. Les doses de phosphore minéral appliquées pour la fertilisation ont diminué depuis 20 ans grâce à un meilleur raisonnement. Seules les zones d'élevages intensifs ( porcs et volailles ) connaissent des apports trop importants. Ces deux engrais sont des nutriments pour les plantes mais des excès dans l'eau entraînent une prolifération végétale qui va créer un appauvrissement en oxygène et donc une diminution, voire la disparition, de la faune piscicole par asphyxie.                                                                   


 Evolution de la consommation d'azote minéral, utilisé comme engrais, en Bretagne

 

 

 

  • les pesticides: ils sont destinés à lutter contre les parasites des plantes

  • le méthane ( CH4 ): ce gaz dangereux pour la santé provient principalement des élevages de bovins et des cultures du riz

  • le dioxyde de carbone ( CO2 ): il fait partie des gazs à effet de serre et contribue au réchauffement climatique

  • le protoxyde d'azote ( N20 ): c'est un puissant gaz à effet de serre qui provient de l'utilisation d'engrais azotés
  • les Composés Organiques Volatils ( COV ): ils présentent des risques pour la santé humaine, animale et végétale. Pour limiter ces impacts, le but de la réglementation est de réduire leurs émissions

  • les Polluants Organiques Persistants ( POP ): issus de l'utilisation de pesticides, ils présentent des effets toxiques pour la santé humaine et la faune. Ils peuvent être observés plus ou moins loin des sources d'émissions

   La prise de conscience des impacts a été tardive du fait de la dispersion des polluants, en augmentation depuis 1975, et de la diversité des activités et des exploitations .  

   Essentiellement liée aux activités terrestres, la pollution marine touche surtout les eaux côtières et ont pour effets majeurs la modification de l'équilibre des espèces, la détérioration de la qualité de l'eau et des maladies et intoxications humaines ou animales.

   Selon la FAO ( organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture ), près de 75% des ressources marines sont en danger essentiellement du fait d'une surexploitation importante des principaux stocks de poissons au niveau mondial depuis une trentaine d'années et des pollutions.

En 1994, elle estimait que plus des deux tiers des stocks de poissons étaient exploités à la limite de leur productivité maximale et au-delà.

   Or, la pêche est une importante source de nourriture et d'emploi pour 43% de la population mondiale.

   D'énormes chalutiers de pêche industrielle capturent sans distinction des quantités si consirérables de poissons que, dans certaines zones, ils se sont beaucoup raréfiés.

En l'espace d'un siècle et demi, les ressources marines ont été poussées au bord de l'effondrement par une surpêche qui prélèvent 100 millions de tonnes de poissons par an dans le monde, créant ainsi une destabilisation inquiétante de tout l'écosystème marin.

La surpêche n'est pas un phénomène récent: dès 1946, la communauté internationale observait des excès pratiqués dans les mers de l'hémisphère Nord.

   Une gestion des pêches s'imposent donc car les stocks de poissons diminuent fortement comme l'anchois du Pérou en 1972, la morue en Atlantique Nord, le thon rouge, l'espadon, etc...

   La dégradation de l'environnement dans les zones côtières est également une menace très sérieuse pour la plupart des ressources halieutiques aujourd'hui exploitées qui s'y reproduisent et y vivent.

   L'aquaculture ( élevage de poissons ) peut avoir des effets négatifs sur l'environnement par des pollutions de l'eau et la destruction des zones côtières.

   Les activités industrielles exercent des pressions et des impacts sur l'environnement qui peuvent être directs ( pollutions des sols, de l'eau ou de l'air par exemple ) près des sites de production, ou, indirects quand ils se répercutent en amont et en aval de la production industrielle:

  • en amont, par l'implication d'autres activités primaires ( cultures, élevages, etc... ) ou tertiaires ( transports de marchandises, etc... )
  • en aval, par l'utilisation de produits issus de l'industrie ( engrais, pesticides, automobiles, etc... )

Ces pressions et impacts peuvent aussi s'exercer à l'étranger du fait de l'internationalisation des processus de production.

   De même que pour l'agriculture, l'industrie produit des déchets qui se concentrent parfois le long des chaînes alimentaires pouvant empoisonner les animaux marins.

   En plus des pollutions émises, l'industrie agroalimentaire consomme des quantités importantes d'eau, ce qui nuit à la faune et la flore du milieu où elle est retirée.

      Quelques polluants industriels:

  • les Composés Organiques Volatils ( COV ): voir "Quelques polluants agricoles"
  • les Polluants Organiques Persistants ( POP ): voir "Quelques polluants agricoles"

   Certaines sociétés veulent compenser leurs impacts en favorisant des milieux naturels.


La Terre en danger

   La France a une responsabilité majeure dans la lutte contre la perte de biodiversité car elle se place, d'après la Liste rouge de l'UICN, au 9e rang des pays hébergeant le plus grand nombre d'espèces animales et végétales mondialement menacées.  

   En 2007, le Comité français de l'UICN a lancé l'élaboration de la Liste nationale des espèces menacées, l'inventaire mondial le plus complet de l'état de conservation des espèces animales et végétales.

D'après le compte de la faune française établi en 1994, sur 531 espèces étudiées, 8 ont disparu depuis 1850, 71 sont "vulrables", 38 sont "en voie de disparition" dont 22 oiseaux et 9 mammifères.  

Des programmes de conservation permettent de maintenir les espèces en danger. 

   Comme menaces, on trouve la destruction des habitats, l'uniformisation des paysages, la disparition des zones humides, les aménagements agricoles, l'usage des pesticides ou des engrais et les destructions directes comme la chasse ou la pêche.

     Quelques exemples d'espèces menacées:

   Les papillons représentent environ 10% des espèces animales connues dans le monde.

Les principales menaces les touchant sont la disparition et la fragmentation des habitats, la raréfaction des plantes hôtes de l'alimentation des chenilles, l'utilisation excessive des pesticides et le changement climatique.

   Dès la fin de l'été, depuis 10 ans environ, les apiculteurs remarquaient une mortalité inhabituelle des abeilles: près d'un milliards meurent chaque année.

Elle est due à l'utilisation de pesticides, aux OGM et à une molécule, la Perméthrine, qui sauve les bovins.

   La tortue d'Hermann est actuellement l'un des reptiles le plus menacé d'Europe. En France, l'espèce subsiste dans le Var et en Corse.

Des mesures, prises depuis une vingtaine d'années, n'ont malheureusement pas suffit à stopper le déclin dû à l'urbanisation et l'aménagement du littoral méditerranéen, aux incendies de forêts, aux collectes interdites d'individus et à l'abandon de pratiques agropastorales traditionnelles.

Si rien n'est entrepris dans les années à venir, l'espèce disparaîtra certainement.

 

 

 

Commentaires (10)

1. Baptiste 04/06/2009

super ton site

2. Vincent 04/06/2009

GG all

3. Baptiste 04/06/2009

Je t'aime Floflo (L)

4. baptiste 04/06/2009

c'est vincent qui parle a ma place

5. Baptiste 04/06/2009

J'assume pas mon amour... dsl

6. Juliette 14/01/2011

Super ce site !

7. Matthieu 20/03/2012

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