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3) La biodiversité, quels enjeux ?

      a) Pourquoi sauvegarder la biodiversité ?

   La biodiversité est un enjeu économique, social et culturel.

   Elle est à la base de:

  • notre alimentation: les diversités des espèces et de la génétique s'illustrent par les variétés de fruits et légumes, les races d'animaux domestiques,etc... La pêche représente près de 100 millions de tonnes de nourriture au niveau mondial et constitue une des principales sources de protéines animales. L'agriculture est l'activité humaine la plus liée au vivant.

  • notre santé: plus de la moitié des substances pharmacologiques est tirée des végétaux.

  • nos activités: les matières premières ( bois, laine, coton, osier, etc... ) pour l'artisanat et l'industrie sont issues de la biodiversité.


  • l'équilibre de notre planète: la variété et le maintien de la biodiversité reposent sur des intéractions fragiles entre les différentes espèces et les milieux naturels qui assurent le bon fonctionnement des écosystèmes.C'est pourquoi il faut veiller à cet équilibre en évitant d'ajouter ou d'éliminer une espèce.

   Le patrimoine de l'humanité, le droit des générations futures, la conservation des espèces, l'accès aux gènes et le manque d'eau potable dans 30 ans touchant plus de la moitié de la population mondiale attirent l'attention des spécialistes et de l'opinion publique.

3) La biodiversité, quels enjeux ?

      b) Comment sauvegarder la biodiversité ?

   Afin de mieux connaître les impacts environnementaux dus à un produit ou un procédé, il est nécessaire de faire des études. Dès que les impacts sont connus, des actions peuvent être réalisées pour les prévenir ou les limiter.

Cependant, à partir du moment où il y a des enjeux et des intérêts, on est obligé d'en tenir compte quand on veut protéger la nature.

   Mais, l'Homme doit tout d'abord apprendre à la respecter: le développement durable est un enjeu politique et social mené par les gouvernements, les collectivités territoriales, les acteurs économiques, les associations, les institutions publiques ou privées... C'est l'ensemble de la société qui est ainsi concernée.

 

Une gestion avant tout mondiale

   La protection de la nature doit s'appliquer à l'échelle internationale car les espèces, les milieux et l'impact des activités humaines ne connaissent pas de frontières.

Des conventions ont donc été signées par les pays, concernant la protection d'une ou plusieurs espèces, d'un milieu naturel ou d'une région déterminée, tandis que certains Etats mettent aujourd'hui en place des politiques de gestion intégrée.

   Voici quelques accords internationaux:

  • La convention de Ramsar ( Iran ) en 1971 pour conserver les zones humides d'importance internationale.

  • La convention de Paris, adoptée le 16 novembre 1972 et publiée en France par décret le 10 février 1976, pour protéger le patrimoine mondial culturel et naturel.

  • La convention de Washington du 3 mars 1973 pour contrôler le commerce international des espèces animales et végétales sauvages menacées d'extinction.
  • La charte mondiale de la nature en 1982, adoptée par l'Assemblée Générale des Nations Unies; elle reconnaît que l'homme fait partie de la nature et que sa survie dépend du maintien des écosystèmes naturels en bon fonctionnement.

  • La commission des ressources phytogénétiques (CRPG) en 1983
  • La convention de Rio sur la biodiversité en juin 1992 pour assurer la conservation de la biodiversité, l'utilisation durable des éléments qui la constituent et le partage juste et équitable des avantages tirés de l'exploitation des ressources génétiques. Elle a recueilli, jusqu'à ce jour, l'adhésion de 168 pays.

  • La charte de l'environnement, inscrite dans la constitution en février 2005. Elle prévoit que les politiques publiques soutiennent un développement durable ( protection et mise en valeur de l'environnement ).


   Voici également quelques accords communautaires:

  • La convention de Berne en 1979 pour conserver la faune sauvage et les habitats naturels.

  • La convention de Bonn ( Allemagne ) en 1979 pour conserver les espèces migratrices.
  • La Directive Habitats  en 1992 pour le maintien de la biodiversité par la conservation des habitats naturels.

   L'adoption de comportements responsables, le développement d'une agriculture et d'une industrie raisonnées et de nouvelles technologies sont nécessaires dans le but d'associer le développement économique, la prise en compte de l'environnement et la santé publique.

   Aujourd'hui, les réformes de la politique agricole commune et l'opinion publique conduisent les agriculteurs à mettre en oeuvre des pratiques respectueuses de l'environnement comme l'agriculture biologique.

Ce mode de production autonome exclut l'emploi de substances chimiques, de synthèse ( engrais et pesticides ) et est également moins dépenseur d'eau que l'agriculture industrielle.

De plus, des solutions agricoles telles qu'arrêter la destruction des haies, lutter contre les espèces invasives, préserver le pastoralisme et encourager la création de jachères fleuries pour le maintien des insectes pollinisateurs ont été mises en avant afin de stopper la perte de biodiversité.

   Il existe de nombreuses réserves naturelles et parcs nationaux dans le monde. Ces zones protégées, qui sauvegardent une partie de la biodiversité, maintiennent l'équilibre entre les espèces en régulant les populations, en les contenant et en évitant de les éliminer.

La protection des espèces en voie de disparition a mobilisé plusieurs interventions de la population en faveur de la tortue d'Hermann, de l'ours, des abeilles, du loup et du hérisson notamment.

   Le Comité français de l'UICN, créé en 1992, contribue à la politique des aires protégées et encourage les Etats à créer des espaces protégés depuis près d'un quart de siècle. L'UICN a contribué à la mise en place des principales conventions mondiales liées à la biodiversité.

   Depuis quelques années, la Fondation Nicolas Hulot participe à certaines des grandes manifestations internationales sur l'environnement, dont le Congrès Mondial de l'UICN qui s'est déroulé à Barcelone en octobre 2007.

   L'ARP (Adaptation de l'agriculture et des écosystèmes anthropisés au changement climatique) vise à renforcer pour les années 2010-2012 la connaissance des sociétés sur les impacts des activités humaines sur l'environnement.

Pour cela, les comparaisons internationales et les approches dans ce domaine sont encouragées.

   La surexploitation de certaines espèces, la destruction des habitats marins et l'appauvrissement de la biodiversité sont autant de problème face auxquels il est nécessaire d'agir. Un équilibre entre conservation et exploitation des ressources marines apparaît donc urgent.

Face à la raréfaction des ressources halieutiques dans certaines zones, les Etats ont structuré la pêche au niveau international et géré les ressouces de poissons. Le 1er outil mis en place fut la création de ZEE ( Zone Economique Exclusive ) fixant la frontière des eaux territoriales.

En 1984, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture ( FAO ) considérait que la quasi-totalité des Etats était dotée de ZEE, dont la France.

 

L'Union Européenne agit pour la biodiversité

   Depuis le Conseil européen de Göteborg de 2001, la stratégie européenne de développement durable est un but principal de l'action de l'Union.

   La Commission sur l'environnement, la santé publique et la sécurité alimentaire ( ENVI ) du Parlement européen a voté une loi concernant l'utilisation et la mise sur le marché des pesticides. L'objectif est de réduire d'au moins 50% l'utilisation des produits les plus dangereux d'ici 2012.

Les Etats membres devront fixer des objectifs chiffrés dans leurs plans nationaux de réduction des quantités de pesticides. C'est chose faite pour la France, qui prévoit de réduire de 50% l'utilisation de tous les pesticides en 10 ans dans le cadre du Grenelle de l'environnement.

  

La biodiversité des territoires de l'outre-mer européen sera protégée par le Comité français de l'UICN. C'est pour cela qu'a été mis en place le programme outre-mer européen.

   "L'Europe bleue", action mise en place en 2002, s'organise en 3 volets:

  • un volet "ressources" pour les mesures de conservation, de gestion et de contrôle
  • un volet "structures" pour les mesures visant à garantir la réduction et la réorientation des capacités de pêche
  • un volet "marché" pour les mesures de stabilisation, de garantie des prix et des revenus

      Quelques exemples de directives européennes jouant un rôle important au quotidien:

  • la directive Nitrates pour lutter contre les pollutions azotées ( élevage et engrais )

  • les directives Habitats et Oiseaux sont les 2 directives constituant la base du réseau écologique européen Natura 2000

  • la directive Cadre sur l'Eau définit le cadre réglementaire  pour améliorer la qualité de l'eau et sa répartition. L'objectif principal est d'atteindre un bon état qualitatif, quantitatif et écologique des eaux d'ici 2015.

La France très engagée pour l'environnement

   Avec le Grenelle de l'Environnement lancé debut juillet 2007, la France s'est engagée en 2004 à stopper le déclin de la biodiversité d'ici 2010, en métropole et en outre-mer. Ses engagements ont renforcé la statégie nationale pour la biodiversité, notamment par la mise en place de "trames vertes", couloirs de passage permettant de rétablir la circulation des espèces sauvages entre les zones de haute valeur écologique.

Selon le même principe, il sera également élaboré une "trame bleue " visant à garantir la continuité des cours d'eau et la libre circulation des espèces sauvages.

   La constitution du réseau Natura 2000 en mer, la création d'aires marines protégées, le lancement de plans de restauration pour les espèces en danger et la consolidation du dispositif de lutte contre les espèces envahissantes ont été aussi mis en place.

  

   De plus, la France s'est engagée à définir et à mettre en oeuvre une Stratégie Nationnale du Développement Durable (SNDD). L'objectif est d'augmenter la prise de conscience environnementale et de développer des pratiques et comportements compatibles avec le maintien durable des écosystèmes.

Dans ce cadre, les entreprises françaises sont amenées à exercer leur responsabilité socialement et environnementalement, tout comme certains agriculteurs. Plusieurs entreprises ont créé des fondations pour financer des projets en faveur de l'environnement.

Les investissements et les dépenses ont atteint 1,4 milliards d'euros en 2004 au total.

   L'agriculture, comme tout autre secteurs de l'activité humaine, doit répondre aux enjeux climatique, énergique, écologique mais aussi alimentaire.

  • défi climatique: pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050, l'agriculture doit limiter ses émissions représentant, selon la Mission Interministérielle Effet de Serre, 19% du total des émissions, soit en produisant des énergies renouvelables, soit en participant au maintien du carbone dans les sols. Il faut noter que 80% de la production du protoxyde d'azote et 70% de celle du méthane sont d'origine agricole.

  • défi énergétique: pour réduire sa dépense aux énergies fossiles, l'agriculture doit limiter son usage d'engrais chimiques et de produits phytosanitaires ou encore utiliser les énergies renouvelables.


  • défi écologique: préserver les ressources naturelles ( biodiversité, eau, sol, air ) signifie que l'agriculture doit contribuer à stopper la perte de biodiversité d'ici 2010 et à atteindre le bon état écologique des masses d'eau d'ici 2015.

  • défi alimentaire: le 2 mai 2008, le Premier Ministre a émis une circulaire "relative à l'exemplarité de l'Etat en matière d'utilisation de produits issus de l'agriculture biologique dans la restauration collective". Cette circulaire a pour objectif premier de tripler le pourcentage de Surface Agricole Utile biologique en le faisant passer à 6% en 2012. Pour permettre l'atteinte de cet objectif, l'Etat demande que les établissements de restauration collective ( cantines scolaires... ), dont il assume la gestion, propose 20% de produits biologiques en 2012. Cependant, seules 2% des Surfaces Agricoles Utiles (SAU) sont employées pour ce mode de production. Il faudra donc faire un effort ces prochaines années pour atteindre les objectifs de la directive primo-ministérielle du 2 mai 2008.

   Lancée officiellement en février 2008 par les ministres de l'Ecologie et de la Recherche, la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité ( FRB ) unit les organismes publics de recherche, les associations de défense de l'environnement, les gestionnaires d'espace et de ressources biologiques, et, des entreprises, dont le but est de relever les défis de la biodiversité.

Cette Fondation était l'une des propositions faites au Grenelle de l'Environnement en octobre 2007.

Afin de contribuer à la préservation et la valorisation des écosystèmes sensibles (forêt,littoral, mer, montagne et zone humide) le Comité français de l'UICN a organisé un programme d'actions  réparti en groupe pour leur conservation:

  • Groupe Montagne: la montagne française abrite un patrimoine naturel spécifique qui a motivé la création des 6 premiers parcs nationaux.

  • Groupe Forêts: il a pour but de promouvoir la protection et la gestion durable des forêts françaises

  • Groupe Zones humides: il a pour but de renforcer leur conservation à l'échelle nationale

  • Groupe Mer et littoral: l'objectif est d'effectuer des propositions de création de nouvelles aires marines protégées dans les eaux métropolitaines mais aussi en outre-mer

   En parallèle, la mise en place d'une police chargée de la nature ou de l'environnement est discutée.

   La protection de la biodiversité mobilise des sommes en augmentation, principalement pour la gestion des espaces protégés ou sensibles. Les dépenses pour les parcs nationaux, les réserves naturelles et l'entretien des rivières progressent au rythme moyen de 10% par an.

Les parcs naturels régionaux sont créés pour protéger les paysages, les milieux naturels et le patrimoine culturel de territoires à dominante rurale. Ils mettent en oeuvre des actions en lien avec les 5 missions définies par décret et qui sont:

  1. La protection et la gestion du patrimoine naturel et culturel
  2. L'aménagement du territoire
  3. Le développement économique et social
  4. L'accueil, l'éducation et l'information du public
  5. L'expérimentation et la recherche

  

 

 

 

Localisation des parcs naturels régionaux ( en vert ), des parcs nationaux ( en violet ) et des parcs naturels marins ( en bleu foncé ) de France




 

 

Voici quelques mesures nationales:

  • Parcs naturels nationaux du 22 juillet 1960: il en existe 9 sur le territoire en 2009

  • Parcs naturels régionaux du 1° mars 1967 : il en exite 45 sur le territoire en 2005

  • Réserves naturelles nationales du 10 juillet 1976: il en existe 128 sur le territoire en 1995
  • Loi montagne du 9 janvier 1985






  • Loi littoral du 3 janvier 1986
  • Loi paysages du 8 janvier 1993

   Le Plan Bleu pour la Méditerranée a été créé suite à la convention de Barcelone sur la protection des mers. Il analyse les intéractions entre l'environnement, les ressources naturelles et le développement économique.

Les zones les plus touchées, près des côtes, sont celles à préserver en priorité car elles abritent la plus grande diversité en espèces et sont des lieux de reproduction pour beaucoup d'entre elles.

L'Ifremer a mis en place le Réseau National d'Observation ( RNO ) de la qualité du milieu marin, créé en 1974 pour évaluer la qualité des eaux, mesurer les polluants chimiques et, depuis 1987, suivre les effets polluants sur les animaux marins.

   Voici quelques étapes de la législation française dans ce domaine:

  • 1964: première loi sur le milieu marin

  • 1975: création du Conservatoire du Littoral, établissement public conduisant une politique de protection des rivages maritimes. En 2002 , ses compétences ont été étendues aux eaux territoriales. En 2004, le Conservatoire assurait la protection d'environ 860 km  de rivages maritimes.
  • 1986 : la loi littoral avec avec deux dispositions majeures qui sont l'interdiction de construire dans une bande de 100 m du rivage et l'obligation d'urbaniser en continuité du bâti existant.
  • 1992: loi sur l'eau, en cours de révision, imposant que le taux de dépollution des eaux usées des communes atteignent 65% en 2005.

  • 2006: avec la réforme de la loi de 1976 sur les parcs nationaux, adoption de la loi créant une Agence des aires marines protégées et des parcs naturels marins ainsi que mise en place du plan d'action mer portant sur les zones marines de métropole et d'outre mer.

   Le dévelopement durable se place au coeur de l'action de l'ADEME qui a la charge de mener des actions pour le protection des sols et la remise en état des sites pollués par les activités alimentaires des Hommes, dont l'agriculture.

   La France a également organisé une Semaine de Développement Durable du 1er au 7 avril 2009, dirigée par le Ministère du Développement Durable, ceci dans le but de sensibiliser le public, d'inciter à des comportements quotidiens favorables et de valoriser le Grenelle de l'Environnement et les mesures qui en sont issues.

   Du fait de la régression des populations de chauves-souris, le Groupe Mammalogique Breton propose aux collectivités locales une charte d'entretien des ponts et bâtiments publics, afin de garantir la sauvegarde des colonies présentes ou des gîtes disponibles.


   Lancé en 2005 par l'association Noé Conservation, le programme "Papillons et jardins" contribue à protéger des espèces de papillons menacés et leurs milieux naturels, identifier et développer des pratiques de gestion favorables aux papillons, faire redécouvrir la nature de proximité de jardin pour mieux la protéger et initier des changements de comportements pour l'environnement.

   L'Observatoire des Papillons des Jardins, créé en 2006, est aussi un moyen de sensibiliser les jardiniers sur leur impact sur les papillons, et par conséquent, sur l'environnement.

Aujourd'hui, 26 espèces sont protégées en France et, parmi elles, 11 de métropole apparaissent sur la Liste Rouge Internationale de l'UICN.

 

 

Agir personnellement

 

   Dans la nature:

  • Je respecte la faune en évitant de déranger les animaux
  • Je respecte la flore en ne cueillant surtout pas de plantes, en ne traçant pas de graffitis sur les arbres qui favorisent l'arrivée de parasites, etc...

  • Je respecte les zones sensibles ( exemple: les dunes littorales )
  • Je préserve les milieux aquatiques en ne pratiquant pas la pêche de manière excessive (5kg de prise par jour et par personne autorisés)

   Dans mon jardin:

  • Je plante des haies constituées de différentes espèces pour créer un habitat varié pour les oiseaux, insectes et petits mammifères.
  • Pour mes plantations, j'utillise des espèces végétales de ma région pour éviter la disparition d'espèces locales et d'avoir recours aux produits chimiques.

  • Je pense à ne pas supprimer les lieux où nichent les oiseaux.

  • Je protège les chauves-souris. En France, elles sont toutes protégées car en voie de disparition.

  • J'aménage une petite mare dans mon jardin qui favorise et assure ma tranquilité et est un habitat idéal pour les grenouilles, poissons, etc... qui chasseront eux-mêmes les animaux nuisibles comme les moustiques.
  • J'attire des insectes pollinisateurs en plantant des plantes aromatiques ( romarin, lavande, thym, etc... ).

  • En ville, je ne nourris pas les pigeons qui sont en concurrence avec les moineaux et les mésanges.

   Chacun peut réagir pour protéger la biodiversité chez soi, au travail ou à l'extérieur, mais aussi par ses choix alimentaires: consommer du poissons avec justesse, renoncer aux espèces menacées, etc...

C'est pourquoi la Fondation Nicolas Hulot lance l'opération "Des fraises au printemps", opération d'informations et de sensibilisation qui offre à tous les citoyens la possibilité de comprendre, agir et partager en faveur d'une alimentation respectueuse de la nature et des Hommes.

   Mais aussi, en partenariat avec l'ADEME, la Fondation a lancé en mai 2005 le Défi pour la Terre.

Cette opération de mobilisation nationale vise à rassembler tous les Français autour de la protection de la planète: le Défi incite chacun à s'engager, individuellement ou collectivement, à réduire son impact écologique en accomplissant des gestes simples et concrets au quotidien.

   Respecter l'eau, le sol et l'air, c'est participer à la préservation de la biodiversité.

   Trier ses déchets, utiliser les transports en commun, produire et consommer bio, économiser l'eau et l'électricité, favoriser les énergies renouvelables, etc... ont des effets positifs sur l'environnement.

Sommaire

   Introduction

   1) Les milieux exploités

   2) La perte de la biodiversité, la faute à qui ?

   3) La biodiversité, quels enjeux ?

        a) Pourquoi sauvegarder la biodiversité ?

        b) Comment favoriser la biodiversité ?

   Conclusion

   Lexique

   Bibliographie

1) Les milieux exploités

   Les milieux naturels sont modifiés et pollués par l'intervention de l'Homme, qui, en s'appropriant la nature, éprouve des difficultés à se fixer des limites pour l'exploiter. Animaux comme végétaux se déplacent quand leur environnement devient inadapté ou sont condamnés à disparaître.

   Dans le monde entier, l'élevage et l'agriculture ont profondément transformé les paysages. Néanmoins, les écosystèmes agricoles, différents du milieu naturel, conservent une assez forte biodiversité, s'il n'y a pas d'abus. L'agriculture utilise des ressources naturelles: l'eau, le sol et l'air qui ne sont pas renouvelables.  

  L'eau, source de vie pour l'Homme et de nombreuses espèces animales et végétales, subit des prélèvements quotidiens pour l'alimentation en eau potable, l'irrigation, les activités industrielles, etc. Les milieux aquatiques reçoivent la quasi-totalité des rejets liquides des villes, des industries et des activités agricoles.

L'enjeu, tant à l'échelle française que mondiale, est de gérer les activités humaines et la préservation des ressources en eau.

Le Conseil et le Parlement européens ont adopté, en octobre 2000, la directive sur l'eau pour l'atteinte du "bon état" de l'eau superficielle et souterraine en 2015 et, en 2006, la loi sur l'eau et les milieux aquatiques pour une bonne qualité.

   L'air est un élément nécessaire à la vie. Cependant, l'introduction humaine dans l'atmosphère de polluants provenant essentiellement de la production d'énergies, de l'industrie, des transports, de l'agriculture et du chauffage des bâtiments, entraîne des effets nuisibles à la santé et à l'environnement.

   Le sol remplit une multitude de fonctions vitales et joue un rôle économique majeur, notamment dans l'alimentation des populations, et, par conséquent dans la production agricole qui occupe en France près de 30 millions d'hectares, soit 54% du territoire en 2004. Il sert de filtre de polluants vers les nappes d'eau souterraines ou les rivières.

Le sol est soumis à des menaces de plus en plus nombreuses. Celles-ci ont été précisées par la Commission Européenne d'avril 2002 et reprises dans le projet de directive sur la protection des sols du 22 septembre 2006.

Les 8 menaces jugées préoccupantes sont l'érosion, la diminution de matières organiques (carbone, etc),la contamination, l'imperméabilisation, le tassement, la réduction de la biodiversité, la salinisation, et, les inondations et glissements de terrains.

   Il est probable que le changement climatique aggravera les processus de dégradation qui s'accentuent sur le territoire français. Celui-ci est caractérisé par une grande diversité de paysages comme les zones humides qui font parties des lieux où s'exercent des activités humaines: élevage, pêche, pisciculture ( élevage de poissons ), chasse , loisirs,etc... , et qui sont menacées.

Aujourd'hui, la France a perdu la moitié de ces milieux fragiles au cours des 50 dernières années et, par conséquent, un patrimoine naturel unique.

L'Observatoire national des zones humides, créé en 1995, doit suive l'évolution de ces milieux d'importance majeure du territoire métropolitain.

   Le littoral français, milieu d'une grande richesse, nourrit les hommes.

Cependant, depuis 1995, la moitié des écosystèmes côtiers du monde est menacée par des activités.

Les conflits d'usage se multiplient en mer entre les pêcheurs, les ostréiculteurs (éleveurs d'huîtres), les plaisanciers, et, sur les côtes, entre les touristes, les agriculteurs et les industriels.

Si les grandes profondeurs et les espèces qui y vivent sont encore peu atteintes par les activités humaines, ce n'est pas le cas des milieux plus faciles d'accès, comme, par exemple, la Méditerranée.

Ne représentant que 0,8% de la surface des mers et océans, elle constitue un des réservoirs mondiaux de la biodiversité marine et côtière.

Ce patrimoine d'une grande valeur est menacé par la multiplication et l'intensité d'activités peu respectueuses de l'environnement.

Introduction

   La biodiversité, résultat de plusieurs milliards d'années d'évolution, représente la diversité des êtres vivants et des écosystèmes. Cela concerne la faune, la flore, ainsi que les paysages.

   La diversité des écosystémes regroupe la variabilité des milieux ( lac, prairie, forêt, etc ) qui comprennent les êtres vivants qui les peuplent, qui en dépendent et sur lesquels ils exercent une influence.

   Dans un écosystème en équilibre, les espèces sont liées les unes aux autres: elles sont en constante intéraction avec leurs semblables et leur environnement, constituant une chaîne alimentaire qui peut être brisée lorsqu'une espèce disparaît, entraînant beaucoup d'autres pertes de biodiversité.

   L'espèce humaine joue un rôle clé à toutes les échelles de la biodiversité. Cependant, elle impacte de plus en plus le milieu naturel, en s'appopriant la nature et par ses besoins de production nécessaire à son alimentation, qui engendrent des déchets bien plus que l'environnement ne peut en recycler.

   D'après une enquête de 1997, l'Homme se préoccupe de la survie de son espèce avant toutes les autres.

   Des moyens directs et indirects sont établis en fonction des enjeux.

2) La perte de la biodiversité, la faute à qui ?

 

   Depuis des millénaires, l'Homme a mis au point des activités de productions alimentaires qui l'ont conduit à se servir de l'environnement.

Elles consomment des ressources naturelles souvent trop gaspillées et émettent des polluants gazeux, liquides ou solides dans l'air, l'eau et les sols, qui peuvent affecter par leur toxicité l'Homme et les espèces vivantes.

   Ces rejets, la destruction des habitats, le réchauffement climatique, les invasions d'espèces importées et la surexploitation des  ressouces ( surpêche,etc ) entaînent des perturbations des écosystèmes, dont la perte de biodiversité.

Aujourd'hui, le rythme d'extinction s'est accéléré de 1 000 à 10 000 fois, laissant penser à une 6e crise de biodiversité.

   Des ressources utiles, alimentaires et pharmaceutiques disparaîssent ainsi.

   Les activités agricoles ont une influence directe sur la biodiversité. Les agriculteurs ont organisé le territoire et utilisent le monde vivant, animal et végétal afin de répondre aux besoins alimentaires de la société.

La biodiversité est à la fois la base de la production agricole mais représente également une contrainte à gérer pour l'activité ( mauvaises herbes, ravageurs, etc... ) qui la réduit au moyen d'apports exogènes ( engrais, pesticides ).

Leurs emplois sur un système en déséquilibre, l'agrosystème, entraînent des "déséquilibres biologiques" et des pollutions le long des chaînes alimentaires, pouvant nuire à la santé humaine et animale, comme par exemple, le bélouga.

Ce cétacé vit dans les eaux arctiques et les produits toxiques déversés dans les rivières sont absorbés par le plancton, transmis aux poissons puis au bélouga, qui les mange.


   L'agriculture française est la plus productrice d'Europe. Cependant, ce succès a été acquis au prix de dommages  environnementaux dus à l'agriculture industrielle qui n'obtient d'assez forts rendements qu'en éliminant toutes les formes de vie et en utilisant des OGM.

Certaines personnes pensent que ces organismes génétiquement modifiées risquent de contribuer à la perte de biodiversité ou que leur capacité de résistance aux herbicides peut être transmise à des espèces sauvages.

Cela poserait des problèmes, car, comment lutter contre des pousses indésirables résistantes à tout herbicide ? Et pour les plantes résistantes aux parasites : combien de temps faudra-t-il aux insectes pour s'adapter ?

Des pour et des contre que seule l'agriculture biologique peut raisonner.

   L'agriculture influence la qualité de l'eau par ses excès de fertilisants et de produits phytosanitaires ( ou "produits de protection des plantes" ) conduisant à une trop forte concentration en nitrates pouvant s'infiltrer dans la mer.

Ils y nourrissent les ulves, algues responsables des "marées vertes" sur les côtes bretonnes depuis les années 70.



 Evolution de la concentration en nitrates moyenne des eaux en Bretagne 

 

 

Ces algues s'échouent sur les plages tous les ans, pendant l'été, et y pourissent en dégageant une odeur pestilentielle.  Leur impact est considérable: elles font fuir les touristes, entraînent de fortes dépenses de ramassage et bouleversent l'équilibre naturel du littoral.

      Quelques polluants agricoles:

  • engrais azotés et phosphorés: l'azote minéral, destiné à la plante, peut être perdu sous certaines formes polluantes dans l'air ou l'eau ; le phosphore se fixe sur les particules du sol et ruissele vers les eaux. Les doses de phosphore minéral appliquées pour la fertilisation ont diminué depuis 20 ans grâce à un meilleur raisonnement. Seules les zones d'élevages intensifs ( porcs et volailles ) connaissent des apports trop importants. Ces deux engrais sont des nutriments pour les plantes mais des excès dans l'eau entraînent une prolifération végétale qui va créer un appauvrissement en oxygène et donc une diminution, voire la disparition, de la faune piscicole par asphyxie.                                                                   


 Evolution de la consommation d'azote minéral, utilisé comme engrais, en Bretagne

 

 

 

  • les pesticides: ils sont destinés à lutter contre les parasites des plantes

  • le méthane ( CH4 ): ce gaz dangereux pour la santé provient principalement des élevages de bovins et des cultures du riz

  • le dioxyde de carbone ( CO2 ): il fait partie des gazs à effet de serre et contribue au réchauffement climatique

  • le protoxyde d'azote ( N20 ): c'est un puissant gaz à effet de serre qui provient de l'utilisation d'engrais azotés
  • les Composés Organiques Volatils ( COV ): ils présentent des risques pour la santé humaine, animale et végétale. Pour limiter ces impacts, le but de la réglementation est de réduire leurs émissions

  • les Polluants Organiques Persistants ( POP ): issus de l'utilisation de pesticides, ils présentent des effets toxiques pour la santé humaine et la faune. Ils peuvent être observés plus ou moins loin des sources d'émissions

   La prise de conscience des impacts a été tardive du fait de la dispersion des polluants, en augmentation depuis 1975, et de la diversité des activités et des exploitations .  

   Essentiellement liée aux activités terrestres, la pollution marine touche surtout les eaux côtières et ont pour effets majeurs la modification de l'équilibre des espèces, la détérioration de la qualité de l'eau et des maladies et intoxications humaines ou animales.

   Selon la FAO ( organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture ), près de 75% des ressources marines sont en danger essentiellement du fait d'une surexploitation importante des principaux stocks de poissons au niveau mondial depuis une trentaine d'années et des pollutions.

En 1994, elle estimait que plus des deux tiers des stocks de poissons étaient exploités à la limite de leur productivité maximale et au-delà.

   Or, la pêche est une importante source de nourriture et d'emploi pour 43% de la population mondiale.

   D'énormes chalutiers de pêche industrielle capturent sans distinction des quantités si consirérables de poissons que, dans certaines zones, ils se sont beaucoup raréfiés.

En l'espace d'un siècle et demi, les ressources marines ont été poussées au bord de l'effondrement par une surpêche qui prélèvent 100 millions de tonnes de poissons par an dans le monde, créant ainsi une destabilisation inquiétante de tout l'écosystème marin.

La surpêche n'est pas un phénomène récent: dès 1946, la communauté internationale observait des excès pratiqués dans les mers de l'hémisphère Nord.

   Une gestion des pêches s'imposent donc car les stocks de poissons diminuent fortement comme l'anchois du Pérou en 1972, la morue en Atlantique Nord, le thon rouge, l'espadon, etc...

   La dégradation de l'environnement dans les zones côtières est également une menace très sérieuse pour la plupart des ressources halieutiques aujourd'hui exploitées qui s'y reproduisent et y vivent.

   L'aquaculture ( élevage de poissons ) peut avoir des effets négatifs sur l'environnement par des pollutions de l'eau et la destruction des zones côtières.

   Les activités industrielles exercent des pressions et des impacts sur l'environnement qui peuvent être directs ( pollutions des sols, de l'eau ou de l'air par exemple ) près des sites de production, ou, indirects quand ils se répercutent en amont et en aval de la production industrielle:

  • en amont, par l'implication d'autres activités primaires ( cultures, élevages, etc... ) ou tertiaires ( transports de marchandises, etc... )
  • en aval, par l'utilisation de produits issus de l'industrie ( engrais, pesticides, automobiles, etc... )

Ces pressions et impacts peuvent aussi s'exercer à l'étranger du fait de l'internationalisation des processus de production.

   De même que pour l'agriculture, l'industrie produit des déchets qui se concentrent parfois le long des chaînes alimentaires pouvant empoisonner les animaux marins.

   En plus des pollutions émises, l'industrie agroalimentaire consomme des quantités importantes d'eau, ce qui nuit à la faune et la flore du milieu où elle est retirée.

      Quelques polluants industriels:

  • les Composés Organiques Volatils ( COV ): voir "Quelques polluants agricoles"
  • les Polluants Organiques Persistants ( POP ): voir "Quelques polluants agricoles"

   Certaines sociétés veulent compenser leurs impacts en favorisant des milieux naturels.


La Terre en danger

   La France a une responsabilité majeure dans la lutte contre la perte de biodiversité car elle se place, d'après la Liste rouge de l'UICN, au 9e rang des pays hébergeant le plus grand nombre d'espèces animales et végétales mondialement menacées.  

   En 2007, le Comité français de l'UICN a lancé l'élaboration de la Liste nationale des espèces menacées, l'inventaire mondial le plus complet de l'état de conservation des espèces animales et végétales.

D'après le compte de la faune française établi en 1994, sur 531 espèces étudiées, 8 ont disparu depuis 1850, 71 sont "vulrables", 38 sont "en voie de disparition" dont 22 oiseaux et 9 mammifères.  

Des programmes de conservation permettent de maintenir les espèces en danger. 

   Comme menaces, on trouve la destruction des habitats, l'uniformisation des paysages, la disparition des zones humides, les aménagements agricoles, l'usage des pesticides ou des engrais et les destructions directes comme la chasse ou la pêche.

     Quelques exemples d'espèces menacées:

   Les papillons représentent environ 10% des espèces animales connues dans le monde.

Les principales menaces les touchant sont la disparition et la fragmentation des habitats, la raréfaction des plantes hôtes de l'alimentation des chenilles, l'utilisation excessive des pesticides et le changement climatique.

   Dès la fin de l'été, depuis 10 ans environ, les apiculteurs remarquaient une mortalité inhabituelle des abeilles: près d'un milliards meurent chaque année.

Elle est due à l'utilisation de pesticides, aux OGM et à une molécule, la Perméthrine, qui sauve les bovins.

   La tortue d'Hermann est actuellement l'un des reptiles le plus menacé d'Europe. En France, l'espèce subsiste dans le Var et en Corse.

Des mesures, prises depuis une vingtaine d'années, n'ont malheureusement pas suffit à stopper le déclin dû à l'urbanisation et l'aménagement du littoral méditerranéen, aux incendies de forêts, aux collectes interdites d'individus et à l'abandon de pratiques agropastorales traditionnelles.

Si rien n'est entrepris dans les années à venir, l'espèce disparaîtra certainement.

 

 

 

Conclusion

   La biodiversité diminue petit à petit.

   La prise de conscience politique s'est concrétisée par des chartes, lois et conventions depuis plusieurs années. Des associations essaient de sensibiliser le public, car tout cela n'a de sens que si chacun change de comportements.

   Il serait intéressant de déterminer les espèces "clés" dont la destruction perturberait gravement les écosystèmes.

 

   Mais toutes ces actions de sauvegarde suffiront-elles à enrayer le processus de déclin pour éviter une 6e crise de biodiversité ?

Bibliographie

   Les sites et livres consultés :

  • www.ecologie.gouv.fr  ( ministère de l'écologie )

  • www.uicn.fr  ( union mondiale pour la nature )

  • www.gis-ifb.org  ( institut français de la biodiversité )

  • www.parcs-naturels-regionaux.fr  ( fédération des parcs naturels régionaux de France )

  • www.fondation-nicolas-hulot.org/information/dossiers thema.php ( fondation Nicolas Hulot )

  • www.ifen.fr

  • www.unifa.fr

  • www.premier-ministre.gouv.fr

  • www.senat.fr

  • www.labosvt.com

  • www.developpement-durable.gouv.fr

  • www.planete-nature.org

  • www.pacte-ecologie.org

  • www.defipourlaterre.org

  • www2.ademe.fr

  • www.parcsnationaux.fr

  • www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr
  • http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/programme-officiel/college
  • http://macantinebio.wordpress.com

  • http://europe-sustainable-development-actors-database.net

  • "Nature" Poche VU Junior Gallimard Jeunesse

  • "Ecologie, la planète vivante" Gallimard Jeunesse

Lexique

   Quelques mots de vocabulaire:

  • espèce : deux individus appartiennent à la même espèce lorsqu'ils se ressemblent, peuvent se reproduire entre eux et avoir des descendants fertiles

  • directive européenne : loi obligatoire pour tous les Etats membre de l'Union Européenne mais appliquée selon leurs propres modalités

  • polluant : élément introduit dans un écosystème et contribuant à dégrader sa qualité, à perturber son fonctionnement ou à contraindre ses usages
  • Composés Organiques Volatils ( COV ) : multitude de substances pouvant être d'origines naturelle ou humaine et dont la volatilité leur permet de se propager plus ou moins loin de leur lieu d'émission, entraînant ainsi des impacts directs et indirects sur les animaux et la nature

  • Polluants Organiques Persistants ( POP ) : molécules complexes qui, contrairement aux autres polluants atmosphériques, ne sont pas définies par leur nature chimique mais à partir de 4 propriétés étant la toxicité, la persistance dans l'environnement, la bioaccumulation et le transport sur de longues distances

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